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"J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger ".  Stefan Zweig. Blog mis en lig

"J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger ". Stefan Zweig. Blog mis en ligne le 25 Mai 2009

Blog dans la catégorie :
Littérature

 

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La suite, vous la trouverez sur un autre blog.

 

Celui-ci va s'endormir gentillement.

Le nouveau: http://deslettresdesmots.over-blog.com

A bientôt.

 

Un soupçon plus que légitime !!

 

 

Jamais un titre de livre n’aura été autant en adéquation avec mon ressenti.

En effet, s’il y a bien un ouvrage qui n’est pas fidèle à la plume de Stefan Zweig, c’est bien celui-ci.

Contrairement aux autres nouvelles, à aucun moment on arrive à pénétrer dans cette histoire pataude aux adjectifs redondants.

Où sont les passions, où sont les descriptions fines et les analyses psychologiques ?

Nous sommes en face d’un texte insipide, sans densité et sans profondeur.

Les relations du couple « Limpley » sont décrites médiocrement.

Description grotesque du chien « Ponto » et un manque total de crédibilité sur sa vengeance.

Ça me rappelle mes lectures de la bibliothèque verte, j’avais 8 ans !!

On ne peut que rester incrédule et sceptique devant une nouvelle aussi fade et mièvre.

 

Je sais bien que l’éditeur souhaitait profiter de l’effet d’aspiration du succès de « Voyage dans le passé » mais là, je pense que c’est un manque de respect du lecteur et une déception pour les amateurs de Stefan Zweig.

 

Je comprends maintenant, pourquoi les autres éditeurs avisés et sérieux ne se sont pas intéressés à cette nouvelle.

 

Guy Gabriel Ouazana

 

Apologie de l’échec !!

 

Un texte solidaire, inspiré d’écrits de Stefan Zweig.

 

 

 

On ne fait qu’accuser à tort cette forme d’exil comme une interruption d’un essor, comme un intervalle sans utilité ou plus grave encore, comme une cruelle et définitive rupture.

 

Aujourd’hui, l’exil, parce que incompris par les dirigeants formés seulement à la création de richesse sans associer à ce projet, l’indispensable épanouissement du patrimoine humain d’une entreprise, revêt diverses formes dont l’exclusion, la maladie ou le renoncement à la vie.  

 

Il y a pourtant une prise de conscience urgente à avoir de la puissance créatrice du destin qui élève l’homme dans sa chute et qui, sous la dure contrainte de la solitude, concentre et renouvelle à nouveau les forces ébranlées de son esprit.

Le rythme de la vie impose souvent ces césures parfois violentes.

Seul celui qui connaît l’infortune, connaît la vie, la vraie.

Seuls les revers donnent à l’homme sa pleine force d’attaque.

L’esprit a besoin de solitude, afin de mesurer, dans la profondeur de son désespoir, de lointains horizons et de prendre toute la mesure de sa véritable mission. De son véritable rôle au sein d’une société en perpétuelle mutation. Sans phase transitoire et sans adaptation. Sans possibilité d’essayer et sans droit à l’erreur. Sans pardon et sans pitié.

 

Pourtant, il est bon à ce stade de se rappeler que de l’exil et de l’isolement sont nées des paroles illuminées de prophètes, des inventions extraordinaires, des idées révolutionnaires.

 

Que ce soit de sa propre volonté ou de celle d’autrui, face aux désirs superficiels,  l’homme doit accepter cette exigence et ce recul, ni comme une punition, ni comme une mise au ban de la société.  Voyez comment en politique, une retraite provisoire provoquée par l’échec et l’abandon des siens, peut être bénéfique. Elle procure une stature, une nouvelle finesse dans la perception des évènements, dans la réflexion, et surtout, un jugement plus objectif des forces opposées. De la disgrâce on peut acquérir une formidable clairvoyance.

 

Réussite constante et applaudissements continus engourdissent l’esprit et étiolent l’ambition. Le rythme, l’essor, l’élasticité créatrice naissent très souvent de la solitude, dans l’analyse de ses échecs.

Ne dit-on pas que seule une grande épreuve donne une vision élargie et profonde des réalités de ce monde. Certes c’est une dure école, mais indispensable et très formatrice. L’indécis accroît sa fermeté et sa volonté de cultiver de nouvelles ambitions.

 

Partir un temps pour mieux revenir en somme ! Il y a là sans doute un message d’espoir.

 

Mais il y a un temps pour subir, un autre pour surmonter et enfin un pour se dominer et atteindre l’équilibre. Il est me semble t-il nécessaire de respecter ces phases, sans s’oublier pour autant, sous peine de devoir décupler ses efforts pour rebondir.

 

Dans les profondeurs obscures et ténébreuses de la dépression, allumez une toute petite flamme, donnez une infime impulsion à votre volonté, c’est suffisant.

Ne tentez pas de revenir à votre place mais allez beaucoup plus loin. Là sera votre victoire !

 

PS : Il n’y a pas de la part de l’auteur de droits sur ce texte. Chacun peut l’utiliser pour le bien comme bon lui semble. 

 

Guy Gabriel Ouazana

 

 

 

Une clef pour comprendre.

 

 

Un extrait de la biographie par Dominique Bona de « Stefan Zweig, l’ami blessé » aux éditions Plon, me sert de support pour cet article. (Zweig choisit en 1913 Dostoïevski, "écrivain le plus tourmenté, le plus douloureux qui soit", pour écrire sa biographie).

 

 

 

« Toute la démarche intellectuelle de Zweig se lit dans ce premier choix. Hanté par la célèbre phrase de Goethe - Homme, quand comprendras-tu que ne pas aboutir fait ta grandeur – qu’il place en exergue du livre et qui sera le nerf conducteur de toutes ces biographies futures .Ce qui l’ intéresse dans la vie d’un homme, c’est l’inachèvement.

 

 

 

Elle poursuit : Zweig trouve la valeur de l’individu dans sa souffrance, ses doutes, ses peurs, ses tentations et ses faiblesses.    

 

 

 

 

 

 

Mais quel homme à un moment donné de sa vie n’a pas douté, n’a pas connu des accès de faiblesse, n’a pas été en proie au doute, n’a jamais connu la peur, n’a jamais eu l’esprit tenté ?

 

 

 

 

 

 

Ce sont ces caractéristiques qui font l’homme -cet être imparfait.

 

 

 

Et même si pour certain le trait de caractère est exacerbé, ça ne rajoute rien, ça n’enlève rien à la valeur, au sens où l’entend Stefan Zweig. Car ce qui lui importe davantage c’est de trouver et de comprendre comment se sont construits le message et l’héritage des générations futures à travers l’étude de ces personnages complexes. Ce qui n’implique pas forcément qu’il s’y reconnut ou qu’il trouva un écho à sa personnalité.

 

 

 

 

 

 

-Que serait la philosophie sans un Nietzsche, dont les idées et les thèses ressurgissent un peu partout. Le magazine l’express de début Juillet (N°3026) n’en fait-il pas sa couverture titrée : Le philosophe du temps moderne - et lui consacre un dossier spécial. N’est-ce pas là justement le génie de Stefan Zweig qui au début du 20ème siècle le choisit pour réaliser une biographie riche en explications et en citations et lui reconnaît un discours en avance sur son temps, là ou d’autres intellectuels criaient ‘au fou’.

 

 

 

 

 

 

-Que serait devenu un Calvin sans Castellion ?

 

 

 

-Est-ce qu’un Martin Luther aurait été aussi loin sans un Erasme contradictoire ?

 

 

 

-Un homme peut-il se grandir, s’élever, se transcender sans adversité ?

 

 

 

 

 

 

Certes de leur vivant, ces hommes choisis par Zweig, ont connu des destins tourmentés et souvent tragiques. Mais leurs enfants spirituels retiennent, contrairement à l’histoire ingrate, le combat pour de nobles idées, pour la morale, pour l’humanisme.

 

 

 

 

 

 

Et c’est justement le sens de l’injonction de Goethe qui s’adresse avec emphase au genre humain. Quand il déclare dans sa phrase « …ne pas aboutir… », il ne fait pas pour autant l’apologie de l’inachevé. L’essentiel est de commencer et le mérite s’acquiert par cette action - et tant mieux pour ceux qui vont au bout -.

 

 

 

 

Pour ces grands parmi les grands, ces maîtres à penser, élevés au rang de prophètes pour certain, il serait beaucoup trop simpliste et trop réducteur, que de donner à leurs propos, le sens de la seule traduction ou transcription littérale.

La réalité est tout autre, plus fine, plus élaborée, plus métaphorique.

 

 

 

Pour Goethe, il ne faut pas attendre d’être sûr de soi, sûr de ses atouts, sûr de sa victoire pour s’engager. Un homme digne de ce nom, doit répondre présent à l’appel du destin, de son destin. Comme il est dit : Là ou il n’y a pas d’homme, soit un homme.

 

 

 

Il ne faut pas chercher la fin qu’on n’est jamais sûr d’atteindre, mais trouver les moyens de commencer. Même si l’histoire, amnésique parfois, ne retient que les issues fatales, les idées et les moyens traversent le temps et inspirent pour de nouveaux combats.

 

 

 

 

 

 

Le choix de Stefan Zweig n’était-il pas pertinent ? Certes oui !

 

 

 

A-t-il quelque chose à voir avec des traits de caractère pathétiquement communs aux hommes ? Certes non !

 

 

 

 

 

 

L’important est de commencer, de créer, de réfléchir, de produire et qu’importe le devenir.

 

 

 

 

 

 

Guy Gabriel Ouazana

 

Par-delà le bien…...

 

 

D’où pouvaient venir les tourments de Stefan Zweig, qui n’avait pas encore connu l’adversité ?

Un manque d’assurance dû à l’exigence d’un père austère qui souhaitait utiliser la réussite de ses enfants comme levier de promotion sociale, attendant des études du jeune Stefan un titre universitaire de docteur, dans n’importe quel domaine ?

Des carences affectives dues à la relative indifférence d’une mère, toute à ses frous-frous vaporeux et à ses relations mondaines ?

 

 A t’il été dépassé par son précoce succès, se retrouvant dans des habits devenus subitement trop grands pour lui ?

Il écrivit à Friderike Maria au début de leur relation épistolaire, dans une volonté de se justifier, « je suis un homme quelconque ». 

Sans aucun doute, Stefan Zweig n’était pas préparé à vivre un pareil destin.

Son sort a été définitivement scellé par Theodor Herzl – premier feuilletoniste dans le grand quotidien « Neue Freie Presse » - qui reçut Stefan Zweig, alors inconnu, venu présenter une nouvelle tout juste écrite. Il faut dire que le feuilleton n’était accessible qu’aux écrivains déjà reconnus et renommés. Seul le jeune Hugo von Hofmannsthal – le surdoué au destin si tragique - fit exception. 

Herzl lu la nouvelle et annonça qu’elle était acceptée par le journal, et en effet, il la publia sans tarder. Il fit bien plus encore – voir Hommes et Destins aux éditions LGF – « dans un de ses feuilletons, il signala impromptu qu’il y avait désormais de nouveau à Vienne des jeunes gens pleins d’avenir et me cita en premier. C’était la première fois que quelqu’un m’encourageait publiquement………dans la carrière d’un écrivain, aucun instant n’est plus décisif, plus inoubliable…..…Depuis, je n’ai  jamais cessé de me sentir redevable….. ».

 

 

 

Et effectivement, il le demeura toute sa vie comme au premier jour. 

 

De la même façon, c’est habité d’une dévotion presque mystique que Stefan Zweig va se dévouer et se soumettre aux grands hommes qu’il a eu la chance de côtoyer. Justifiant cette curieuse attitude par son culte tout particulier du respect et de la reconnaissance.

Tentons de donner du sens à cette disposition hors du commun de Stefan Zweig.

Une maxime dit : « Tu as fait du bien oublie-le de suite, on t’a fait du bien ne l’oublie jamais ».

Pour tenter de comprendre le Bien, un peu de philosophie peut se révéler nécessaire J .  Voir le commentaire qui s'y rapporte.

 

 

 

C’est quoi « Tu as fait du bien oublie-le de suite » ?

C’est répandre autour de soi, par son action, par ses idées, par ses moyens, des choses de nature à procurer du mieux-être à ceux qui reçoivent.  Pour cela, pour que le Bien reste dans son acception authentique et absolue, il faut voir l’intérêt exclusif de l’autre.

 

 Si je m’inclus, sans aucun doute de peux faire du bien mais je ne fais pas le Bien.

Avec intelligence, en faisant la bonne adéquation entre ses moyens et les besoins de l’autre (qui ne croise jamais par hasard notre route), cette redistribution des ressources et du savoir au sens large, contribuent à rétablir l’équilibre, l’harmonie et la paix parmi les être humains.

Le seul moyen dont je dispose pour oublier de suite c’est de m’exclure et de rendre mon engagement totalement désintéressé.

 

 

L’autre vertu de l’oubli est de ne pas à avoir à rappeler sans cesse à l’autre ses actions bienfaitrices, pour le soulager du contraignant sentiment de redevabilité.

Dans un sens plus profond, se débarrasser de ses souvenirs de philanthrope, c’est aller dans le sens de la dématérialisation, préambule indispensable aux premiers pas vers le chemin spirituel.

-

C’est quoi « on t’a fait du bien ne l’oublie jamais » ? 

C’est pratiquer la culture de la reconnaissance. C’est ‘l’anti-ingratitude’. C’est surtout se rendre compte qu’on a contracté une dette morale à travers un sentiment qui naît et se propage dans notre conscience.

Et c’est justement dans ce cas précis, que l’oubli grignote la mémoire et finit par effacer tout souvenir, aidé dans cette tâche par une sourde et insidieuse volonté de s’affranchir au plus vite de toute contrainte.

C’est un travail difficile à faire sur soi car il n’est pas dans la nature de l’homme de s’imprégner naturellement d’un tel fondement.

Reconnaître le bénéfice d’une action à son égard, nourrir et manifester sa reconnaissance, mettre de coté son égoïsme et son orgueil, c’est le bon cheminement, la bonne démarche pour une reconnaissance plus intime, plus globale des bienfaits de la Providence.

Guy Gabriel Ouazana